Le courage de prendre sa place
- Rachel Boutin

- 16 août
- 2 min de lecture
Il y a un bouton que j'ai regardé longtemps avant de cliquer dessus. Inscription à une activité de réseautage. Nom, entreprise, ce que vous offrez.
Trois champs. Ça m'a pris des jours.

Ce qui bloquait
Ce n'était pas de la timidité. C'était une question plus sourde : est-ce que j'ai le droit d'être dans cette salle?
Se présenter comme entrepreneure demande d'affirmer quelque chose qu'on n'a pas encore fini de croire. Que ce qu'on fait a de la valeur. Que ce qu'on offre est bon.
Tant que je ne le croyais pas, aucune formulation ne réglait le problème. Je pouvais réécrire ma présentation vingt fois, elle sonnait faux, parce qu'elle l'était.
Ce qui a changé
J'ai arrêté d'attendre de me sentir légitime pour agir. J'ai décidé l'inverse.
J'accepte que je suis rendue là. J'accepte que ce que j'ai à proposer est bon et que j'ai beaucoup à offrir. Donc je m'affirme.
Ce n'est pas une déclaration triomphante. C'est une décision tranquille, prise devant un formulaire.
Dans le modèle EQ-i 2.0, l'affirmation de soi, c'est la capacité de communiquer ce qu'on pense, ce qu'on ressent et ce qu'on veut, clairement et sans écraser personne. Ce qu'on dit moins souvent, c'est le courage que ça demande.

On est des êtres d'émotion
Personne ne se réveille un matin en se sentant parfaitement légitime. Les gens qui en ont l'air ont simplement décidé d'agir avant d'en avoir la certitude.
La confiance ne précède pas l'action. Elle la suit, en retard, en traînant les pieds.
Pourquoi ça compte au travail
Depuis ma certification EQ-i 2.0, j'ai administré plus de soixante évaluations. L'affirmation de soi est l'une des sous-échelles où l'écart est le plus grand entre ce que les gens valent et ce qu'ils osent nommer.
Ce n'est presque jamais une question de compétence. C'est une question de permission qu'on ne s'est pas donnée.
Et si vous arrêtiez d'attendre de vous sentir prêt·e?
Le courage n'est pas l'absence d'inconfort. C'est cliquer quand même.
Si ce billet vous parle, écrivez-moi ce que vous n'avez pas encore osé nommer. Je lis tout.
Rachel

Et si prendre sa place ne demandait la permission de personne?



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