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Je pense à moi d'abord

13 sept.
3 min de lecture

Deux soirées, deux piles de cartes


En cinq jours, fin août, j'ai vécu deux événements de réseautage. Une journée complète à Catalyse Collective, à Montréal. Puis le 5 à 7 de la rentrée de la CCMLA.


Je suis rentrée avec deux piles de cartes et l'envie de rappeler tout le monde dès le lendemain matin.


C'est mon réflexe. Je fais à ma tête. Quand quelque chose m'allume, je pars avec.




Ce que je croyais que c'était


Longtemps, j'ai cru que le contrôle des impulsions, c'était l'art de dire non. Se retenir. Laisser passer. Devenir quelqu'un de plus sage et de plus lent.


Ce n'est pas du tout ce que j'ai développé.


J'ai appris à mieux cerner mes impulsions. Je ne les refuse plus. Je les valide.


Une trentaine de personnes debout, un verre à la main, écoutant une allocution dans la salle de montre d'un concessionnaire automobile décorée de fanions verts et blancs.
Le 5 à 7 de la rentrée, quelques minutes avant que les cartes commencent à circuler. Photo: Rachel Boutin

Les trois questions, et leur ordre


Avant de répondre oui, je pose maintenant trois questions.

  • Où est-ce que ça m'amène?

  • Qu'est-ce que ça me donne?

  • Comment ça va me changer, me faire développer, et qu'est-ce que ça va me permettre d'offrir ensuite?


Vous avez peut-être remarqué l'ordre. Je pense à moi d'abord.


Ça surprend les gens à qui je l'explique. On m'a appris longtemps à valider dans l'autre sens : est-ce que ça sert l'équipe, est-ce que ça rend service, est-ce que quelqu'un compte sur moi. Vingt-deux ans dans la fonction publique fédérale entretiennent bien ce réflexe.


Le problème, c'est qu'un oui donné dans cet ordre-là est fragile. Il tient tant que j'ai de l'énergie. Après, il devient une dette.


Quand je commence par moi, le oui tient. Il devient fiable pour la personne en face, justement parce qu'il ne repose plus sur ma bonne volonté du moment.


Ce que ça change concrètement? La vitesse. L'impulsion reste, elle est toujours aussi vive, mais elle passe par un temps de validation avant de devenir un engagement. Parfois ce temps dure deux minutes. Parfois deux jours. C'est le seul vrai changement, et il touche tout : les invitations, les collaborations, les nouvelles idées de designs, les occasions qui arrivent par courriel un mardi soir.



Un élan n'a pas besoin d'être maîtrisé


Nous sommes des êtres d'émotion avant d'être des êtres de logique. Personne ne se lève le matin en se disant qu'il va prendre ses décisions selon un tableau. Nos élans nous précèdent, tout le temps. La bonne nouvelle, c'est qu'un élan n'a pas besoin d'être maîtrisé pour être utile. Il a juste besoin d'être écouté avant d'être obéi.



Ce que l'EQ-i 2.0 mesure vraiment


En intelligence émotionnelle, le contrôle des impulsions est l'une des quinze sous-échelles mesurées par l'EQ-i 2.0. Ce n'est pas un jugement de caractère. C'est une tendance actuelle, qui se mesure et qui se développe. Dans les portraits que j'accompagne, c'est souvent la sous-échelle la plus mal comprise : les gens s'attendent à un verdict sur leur discipline, et découvrent plutôt leur rapport au temps entre l'élan et l'action.


Et si votre impulsivité n'était pas un défaut à corriger, mais une information à écouter?


Si vous voulez recevoir ces réflexions, l'infolettre part directement de mon site. Et si vous êtes curieux de voir où vous vous situez sur ces quinze tendances, un portrait EQ-i 2.0 avec rétroaction est une bonne porte d'entrée.


Racontez-moi en commentaire : c'est quoi, votre dernier oui trop rapide?


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Rachel

Et si le prochain élan que vous vous préparez à étouffer était exactement le bon?

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