Ce que je lisais dans le silence
J'ai envoyé une offre de service un mardi matin. Rien la première semaine. Rien la deuxième.
Au bout de dix jours, j'avais une conclusion toute faite. Ça n'intéresse personne.
Ce n'était pas ça. La réponse est venue, plus tard, et elle était bonne.

Le silence ne disait rien
En intelligence émotionnelle, on appelle ça la conscience de soi émotionnelle. Reconnaître ce qu'on ressent, le nommer, et comprendre d'où ça vient avant de le laisser tirer une conclusion à notre place.
Parce que le silence, lui, ne disait rien du tout. C'est moi qui le remplissais.
Je le remplissais avec ce que j'ai appris pendant vingt-deux ans dans un milieu où une réponse rapide voulait dire qu'on t'avait lue, et où un long délai voulait dire quelque chose. Ce réflexe m'a bien servie là-bas. Il me dessert ici.
Une réponse rapide, c'est ma préférence. Ce n'est pas une mesure d'intérêt.
Ce que ça change concrètement
Plus mon entreprise grandit, plus j'écris à des gens différents. Des organisations avec des cycles de décision qui ne m'appartiennent pas. Des gens pour qui répondre vite n'a jamais été une priorité, et dont le travail est excellent quand même.
Ce qui compte pour moi ne compte pas pour tout le monde. Ça ne dit rien de la valeur de mon offre, ni de la qualité de leur travail.
Depuis, je fais une chose simple. Quand le doute monte, je le nomme à voix haute. Là, je suis en train de me raconter quelque chose.
Ça a l'air de rien. Ça change tout, parce qu'une émotion nommée arrête de piloter.

On est des êtres d'émotion
Personne ne décide de douter. Ça monte tout seul, souvent le soir, devant une boîte de réception vide. C'est humain. La question n'est pas d'arrêter de le ressentir. C'est de ne pas le laisser réécrire notre offre.
Pourquoi ça compte
Dans les rétroactions de profil EQ-i 2.0 que j'accompagne, la conscience de soi émotionnelle revient souvent comme la porte d'entrée. Tant qu'une émotion n'est pas nommée, elle décide. Une fois nommée, elle informe.
C'est vrai en équipe aussi. Beaucoup de tensions qu'on attribue à un manque de compétence sont en réalité des écarts de rythme et de priorités que personne n'a pris le temps de nommer. Rien de tout ça n'est un défaut.
Et si le prochain silence que vous recevez n'était ni un oui ni un non, mais simplement l'agenda de quelqu'un d'autre?
Dites-moi en commentaire ce que ça vous fait réfléchir. Et si vous voulez savoir où vous en êtes avec cette compétence, le profil EQ-i 2.0 se fait individuellement ou en équipe.
Rachel

Et si le silence n'était pas un verdict sur ce que vous offrez? rachelboutin-consultante.com




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