top of page

J'avais préparé le mauvais stress

6 sept.
2 min de lecture

C'est ma première rentrée d'entrepreneure.


Je le savais dans ma tête. Je ne l'avais pas compris dans mon corps.


La rentrée scolaire a une date, des fournitures, une photo devant la porte. La rentrée entrepreneuriale, elle, n'annonce rien. Les comités reprennent, les dossiers rouvrent, les groupes redémarrent, et tout le monde veut se voir dans la même quinzaine.


Pour moi, ça veut dire beaucoup de rencontres. Avec des gens que je ne connais pas. À des heures qui ne sont pas les miennes.



Le stress que je préparais


Avant chaque activité, j'ai le même petit noeud.


Est-ce que je vais être correcte?


Ce n'est pas le contenu qui m'inquiète. C'est la salle. Une grande pièce, du monde partout, et moi qui ne connais personne. Où est-ce que je m'assois? Est-ce que je vais me ramasser seule à une table? Est-ce que je vais trouver ma place et parler à quelqu'un?


J'avais évalué que la difficulté serait là. Le nombre, le rythme, l'inconnu.

Une salle de conférence remplie de participantes assises face à une scène, dans un grand hall lumineux avec mezzanine.
Une grande salle, du monde partout, et personne que je connais. Photo: Rachel Boutin

Ce que je n'avais pas prévu


Tout le monde arrive pour la même raison que moi.


Dans presque toutes les activités où je suis allée, les gens venaient apprendre à connaître les autres. Personne ne protégeait son petit territoire. La communauté entrepreneuriale partage beaucoup plus que je ne l'imaginais.


Mon noeud d'avant n'avait pas vraiment de raison d'être.


Sauf une. La fatigue, elle, était réelle. Sortir de mon horaire, être en mode présence pendant des heures, recommencer le lendemain, ça coûte quelque chose. Ce coût-là, je ne l'avais pas mis dans le calcul.



La tolérance au stress n'est pas de l'endurance


En intelligence émotionnelle, la tolérance au stress est la capacité de continuer à fonctionner quand la pression monte, sans se figer.


On la confond souvent avec la résistance. Serrer les dents et en prendre plus.

Ce que j'essaie ressemble plutôt à ceci. Être présente. Ne pas me saboter avant d'entrer. Y aller quand même.


Est-ce que ça marche? À moitié. Je ne suis pas encore la reine du réseautage entrepreneurial. Mais j'entre dans les salles.


Rachel Boutin, debout avec sa canne, sourit aux côtés de Louise Bergeron devant une bannière du Catalyse Collective portant les mots Femmes, Leadership, IA.
Louise Bergeron, du Catalyse Collective. Une des raisons pour lesquelles mon noeud n'avait pas lieu d'être. Photo: Rachel Boutin


On est des êtres d'émotion


C'est presque drôle. On peut passer une semaine à se préparer à un stress qui n'arrivera jamais, et arriver complètement à découvert devant celui qui arrive pour vrai.


Pourquoi j'en parle


Quand je fais passer un profil EQ-i 2.0, la tolérance au stress est une des sous-échelles qui surprend le plus. Des gens qui se croyaient fragiles découvrent qu'ils tiennent très bien. D'autres, qui n'ont jamais craqué devant personne, découvrent le prix qu'ils paient en silence.


Ce n'est pas un jugement de personnalité. C'est un portrait de tendances actuelles, et ça bouge.


Et si le stress que vous préparez n'était pas celui qui va arriver?


Dites-moi en commentaires : c'est quoi, votre noeud d'avant? Si vous voulez voir où vous en êtes vraiment, c'est exactement ce que met en lumière le profil EQ-i 2.0. Je prépare aussi un événement d'introduction à l'intelligence émotionnelle pour novembre. Écrivez-moi pour être sur la liste d'attente.


EQ logo



Rachel

Et si votre septembre avait le droit d'avoir votre rythme? rachelboutin-consultante.com

 
 
 

Commentaires


bottom of page