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Choisir seule, sans filet

Pendant vingt ans, j'ai travaillé dans un système où presque tout était déjà décidé avant moi. Une politique pour chaque situation. Une personne au-dessus pour valider. Un cadre clair qui me disait jusqu'où aller.


Mon travail, c'était de bien exécuter à l'intérieur de ce cadre. Pas de l'inventer.


Depuis que je suis entrepreneure, ce cadre n'existe plus. Chaque problème qui se présente, c'est moi qui dois décider où poser la ligne. Pas une politique. Pas un supérieur. Moi.

Et j'ai réalisé quelque chose d'important dans les derniers mois. La vraie difficulté, ce n'est pas l'absence de cadre. C'est la tentation de laisser mes émotions décider à sa place.


Un filet de corde usé, avec des mailles effilochées, à travers lequel on aperçoit l'océan.
Le filet ne tient plus partout. Photo : Ian Deng / Unsplash

Ce que l'EQ-i 2.0 dit là-dessus


Dans le modèle d'intelligence émotionnelle EQ-i 2.0, la résolution de problèmes se définit par la capacité à trouver des solutions efficaces lorsque des émotions sont en jeu. Ce n'est pas résoudre un problème sur papier, dans l'abstrait. C'est rester concentré·e sur un problème réel, pendant que l'inquiétude, la fatigue ou la pression pourraient prendre toute la place.


Une personne qui a de la difficulté avec cette sous-échelle se sent souvent bouleversée par la responsabilité que représente une décision. Elle se laisse distraire par ce qu'elle ressent plutôt que par ce qui est réellement en jeu.


Une personne qui la maîtrise reste orientée vers la situation elle-même. Elle utilise ses émotions comme une information parmi d'autres, pas comme le juge final.



Établir mes propres balises


Ce qui a changé pour moi, ce n'est pas d'avoir moins d'émotions face à un problème. C'est d'avoir appris à leur donner leur place, sans plus.


Avant de décider, je prends un moment pour nommer ce que je ressens. De l'inquiétude? De la fatigue? De la déception? Une fois que c'est nommé, ça arrête de brouiller ma lecture de la situation. Je peux ensuite regarder les faits : qu'est-ce qui est réellement en jeu, quelles sont mes options, qu'est-ce qui compte vraiment ici.


Ce n'est pas magique, et ce n'est pas toujours facile. Il y a des jours où l'émotion gagne la première ronde. Mais avec de la pratique, ce détour devient plus court.


Et ce n'est pas juste vrai en affaires. C'est vrai quand un proche me déçoit, quand un projet artistique ne va pas où je voulais, quand je dois choisir entre deux options qui me tiennent à cœur. On a tous, quelque part, ce réflexe de laisser la première émotion décider avant même d'avoir regardé la situation en face.


Sculpture d'une main en bois soutenant seule une lourde branche d'arbre.
Aucune structure autour. Juste ce qui porte le poids. Photo : Neil Thomas / Unsplash

Pourquoi ça compte, professionnellement


C'est exactement ce qu'on explore dans un profil EQ-i 2.0 : voir où on se situe sur des sous-échelles comme celle-ci, pas pour se juger, mais pour comprendre son propre réflexe de décision. Une équipe qui comprend ça prend de meilleures décisions collectivement, surtout sous pression.


Et si la vraie compétence, ce n'était pas d'éliminer l'émotion d'une décision, mais de savoir exactement quelle place lui donner?


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Rachel

Logo EQ-i 2.0



Et si tu regardais, toi aussi, la place que tes émotions prennent dans tes décisions?


Crédit photo: Ian Deng /Neil Thomas / Unsplash

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