Je l'ai dit à voix haute
Un tour de table
Ma cohorte de formation se réunissait. Tour de table. Chacun son tour, on dit où on en est.
Quand est venu le mien, je n'ai pas donné la version présentable.
J'ai parlé de mes doutes. Du sentiment de ne pas être à la hauteur. De la peur de ne pas avoir pris la bonne décision.
Une ombre qui ne parlait pas de moi
Le plus étonnant, c'était la source de ces doutes. Rien à voir avec ma capacité à faire mon travail.
Un élément extérieur était venu jeter une ombre sur mon parcours. Une seule chose, qui ne dépendait pas de moi, et elle parlait plus fort que tout ce que j'ai construit.
C'est là que je m'étais trompée. J'avais laissé un événement extérieur se faire passer pour une vérité sur ma valeur.

Le dire pour le remettre à sa place
En parler ouvertement m'a beaucoup aidée.
Une fois nommé devant d'autres personnes, le doute a repris sa vraie taille. Il n'occupait plus tout l'espace. J'ai pu le mettre de côté.
On croit souvent que se montrer vulnérable, c'est prendre un risque. Ce jour-là, c'est l'inverse qui s'est produit. Le risque, c'était de continuer à porter ça seule, en souriant.
Des humains, pas des vitrines
Nous sommes des êtres d'émotion. Pourtant, on met beaucoup d'énergie à polir la vitrine : le parcours sans faille, les décisions toujours bonnes, la réponse rassurante au tour de table.
Personne n'a jamais tissé un lien profond autour d'un curriculum vitæ.
Ce qui rapproche les gens, c'est le moment où quelqu'un ose dire : moi aussi, je doute. Et souvent, autour de la table, les épaules se relâchent un peu.
Ce que l'EQ-i 2.0 appelle l'amour-propre
En intelligence émotionnelle, l'amour-propre est l'une des quinze sous-échelles mesurées par l'EQ-i 2.0.
Il ne s'agit pas de se trouver formidable. Il s'agit de se voir avec justesse, forces et limites comprises, et de se respecter quand même. Ce n'est pas un trait figé. C'est une tendance actuelle, qui se développe.
C'est en apprivoisant mon intelligence émotionnelle que j'ai compris mon propre geste. Ce jour-là, je n'avais pas craqué devant le groupe. J'avais fait de la place à ce que je vivais, sans le laisser décider de ce que je vaux.
Se montrer telle qu'on est, doutes compris, est une forme très concrète d'amour-propre. On cesse de réserver son estime à la version sans défaut de soi-même. Et on reconnaît ce qu'on apporte, même les jours où une ombre passe.
Et si ce que vous gardez pour vous perdait de son poids dès que vous le nommez?
Si vous voulez recevoir ces réflexions, l'infolettre part directement de mon site. Et si vous êtes curieux de voir où vous vous situez sur ces quinze tendances, un portrait EQ-i 2.0 avec rétroaction est une bonne porte d'entrée.
Racontez-moi en commentaire : à qui avez-vous osé donner la vraie réponse, dernièrement?

Rachel
Et si la version de vous qui doute était aussi celle qui rassemble?




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